TOUKI (7 février 2002 au 2 avril 2009)
Depuis ta mort le 2 avril, c'est la première fois que j'écris quelque chose sur toi mon petit Touki. Je n'en étais pas capable. Je ne m'en sens pas plus capable, mais je tiens à le faire. Je tiens à ce que plein de gens sache à quel point tu étais une perruche exceptionnelle.
J'ai eu deux autres perruches avec toi et j'en ai une autre présentement (Gust) et aucune d'entre elle ne te ressemble. Tu sortais vraiment du lot.
Tes plumes n'étaient pas comme les autres et tes pattes non plus. Lorsque tu perdais ta queue, tu en avais pas une autre qui avait poussé en dessous en même temps. Ca prenait toujours deux ou trois mois avant que tu es à nouveau une queue. Je devais te couper les griffes sinon tu t'enfargeais dedans. Moi ça me faisait rire bien sûr, mais pour toi ça devait être autre chose.
Mais c'est sans doute ça qui t'a tué. Selon moi tu as fait un faux mouvement en essayant de sortir de ma main durant que je coupais tes griffes et ensuite tu ne tenais plus sur tes pattes. Je m'en voudrai toute ma vie. Peut-être avoir attendu le lendemain tu serais encore ici avec moi. Pourquoi maintenant??? Si seulement tu pouvais me le dire.
Pourtant, je voyais bien que tu voulais continuer à faire ce que tu faisais et ce que tu aimais. C'est pour mettre fin à ce supplice que j'ai pris la très dure décision de te faire euthanasier une semaine plus tard. Le vétérinaire ne savait pas du tout ce que tu pouvais avoir.
Tu étais un maniaque au Kleenex. À tel point que tous ce qui était blanc tu avais associé ça au fait que tu peux le déchiqueter. Même lors de ta dernière journée je t’avais mis sur le comptoir de la salle de bain et je m’étais sorti un protège dessous. Naturellement c’est blanc, tu t’es précipité dessus. J’ai dû faire vite, car vu ton manque d’équilibre, il s’en ait fallu de peu pour que tu tombes par terre. Je t’ai donc donné un carré de papier de toilette, mais n’ayant plus le contrôle de tes pattes, tu n’y pouvais rien.
Aussitôt que j’agitais une feuille ou un mouchoir tu arrivais à toute allure. Mais comme tu n'as jamais rien fait comme les autres, au lieu de tout déchiqueter en moins de deux et de laisser des morceaux partout, tu mangeais les morceaux de feuilles ou de kleenex ou même les mousses de mes bas. Et là je te voyait mâchouiller ça pendant plus d’une minute parfois. Tu étais tellement mignon.
Ton petit chant hors du commun tout mignon me manque énormément. Surtout ton petit "tutu", c’était vraiment spécial ce son et il me faisait sourire à chaque fois. Et chaque fois que je le faisais à mon tour tu me regardais très attentivement. J’aurais bien aimé savoir ce qu’il voulait dire.
Je regarde souvent les vidéos que j'ai pris de toi. Heureusement que je les ai.
Ta manie de quêter à manger lors des repas me manque aussi. Tu étais comme un vrai petit chien. Tout ce que je mangeais tu en voulais. Bien sûr je ne te donnais que des choses bonne pour toi.
Même tes placotages nocturne me manque. Tu étais un ange toujours tranquille (jamais criard), mais rendu au soir lorsque venait le temps de dormir là tu faisais ton tannant. Hihi!!! Tu faisais ton petit placotage en douceur. Et parfois arriver à te faire taire à ces moments là c’était dur. Hihi!!!
Tu m'as tellement fait rire pendant toutes ces années. Tu as survécu à tellement de petit truc. (Un kiss de plume, une perte énorme de sang et peut-être d'autre petit truc dont j'oublie.) Pour moi tu étais un « toff » un dur à cuire et je ne m'attendais pas à ta mort avant que tu es au moins atteint 10 ans. Ce fut tout un choc. Tu me manques terriblement.
Fais un petit coucou à ma petite Coquine (Qui était Coquin. Le pauvre... C'était à lui de se brancher plus tôt sur son sexe. Hihi!!!), parti deux ans avant toi, stp en passant. Je pense souvent à elle (lui) aussi.
Pour Gust, je vais tâcher de prendre autant soin de lui que je l’ai fait pour toi. Mais c'est dur... Il est tellement peureux et je n'ai pas de patience... Avoir été là tu aurais pu m'aider en lui montrant que tu viens sur mon doigt et que je suis gentille et qu’il peut me faire confiance. Alors de là où tu es si tu peux me donner au moins un peu de patience pour lui...
Tu aurais pu aussi lui montrer comment bien chanter comme tu l’as fait avec Méo et Coquine, leurs montrer que des bas, des feuilles et des kleenex c’est très intéressant… Bref, j’aurais aimé avoir gardé un peu de toi au travers un autre oiseau. Tu l’as fait avec Méo qui est encore en vie, mais maintenant ailleurs.
C’est dommage, car tu n’auras pas pu profiter de ta liberté très longtemps. Une semaine à peine. Je me souviens lorsqu’il courrait après toi et que parfois tu me lançais un regard et poussait de gros cri qui voulait dire : « pitié mets le dans sa cage, je n’en peux plus, je veux la paix. ». Aussitôt que c’était fait, tu retournais à ton miroir tranquille.
Car c’est vrai, il ne faut pas oublier ta dépendance au miroir. Tu en auras passé des miroirs dans ta vie en tout cas. Hihi!!! Et je devais faire attention de bien les choisir, car sinon tu allais jusqu’à te blesser tellement tu « rentrais » dans un état second. Disons que tu étais un vrai mâle. Un vrai mâle qui se laissait marcher sur les pieds par Coquine et ensuite Méo. Hihi!!! Je n’y ai jamais rien compris. Mais moi peu importe… Je t’aimais tel que tu étais et je n’aurais rien changer en toi.
Tu étais vraiment spécial, un cas à part des autres. Tu auras passé 7 années merveilleuse (enfin j’espère, mais à t’avoir entendu chanter durant toute ces années je suis sûr que oui) en notre compagnie.
Je n’étais pas là lorsque tu es arrivé, c’est mon frère qui était ton maître. Mais en 2005, tu m’as fait une petite place dans ton cœur et je t’en remercie énormément.
Si j’étais partis toute la journée, lorsque je rentrais le soir et que je te disais coucou, tu te mettais à chanter. Tu étais toujours content de me voir. Bon il y a eu l’été passé (été 2008) dont il est vrai que je n’ai pas été très souvent chez moi et donc une fois de retour pour de bon, toi et Méo m’avez bouder un peu, vous refusiez la nourriture de table que je vous offrais comme pour me dire : « Pfff!!! Si tu crois que tu vas nous acheter avec de la nourriture. ». Naturellement, goinfre comme tu l’étais ça n’a pas durer très longtemps. Hihi!!! Et tu m’as fait confiance à nouveau.
De plus, c’est en partie toi qui m’a le plus aider lorsque j’étais au plus bas de ma dépression. Je n’avais qu’à te regarder deux minutes et tu faisais un truc et je ne pouvais pas m’empêcher de sourire.
Je t’ai accompagné jusqu’à ton dernier souffle. Ce que ça été dur. Voir ton petit corps inerte sans vie dans la minuscule boîte lorsque tout a été terminé. Des fois je regrette être resté, mais ne pas être resté, je l’aurais regretté aussi. Dans les deux il y a un bien mauvais côté auquel on doit faire face. Malgré tout, savoir que tu étais dans ma main lorsque tu t’es endormi… Au moins tu étais avec quelqu’un de connu et peut-être t’es-tu sentis moins abandonner??? Je l’espère de tout mon cœur.
Même maman a eu de la peine lorsque tu es partis. Quand je te dis que tu étais spécial… Pour mon frère (ton premier maître), il s’en foutait. Ca faisait un bout qu’il voulait se débarrasser de toi et de Méo. Mais malgré son air de dur à cuire, il t’a tellement aimé… Je suis sûr qu’il a eu un peu de chagrin quand même. Juste qu’il n’a pas voulu le montrer. Tu sais parfois les gars à 19 ans… Heureusement, ils sont loin d’être tous pareil.
C'est les yeux pleins de larmes que je te dis aurevoir.
Je t'aime très fort et je ne t'oublierai jamais.
Joannie
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